Utiliser l'ordinateur avec les élèves,
pour quoi faire en histoire géographie?

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Accueil

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Sommaire

Que faire avec internet?
Blanc Y trouver de la documentation
Blanc Construire un questionnaire de travail
Blanc
Consulter des exercices interactifs en autonomie
Blanc
Publier et communiquer un projet
Blanc La pédagogie de projet
Blanc Les plus d'internet pour l'enseignant
Que faire avec les cédéroms?
Quand utiliser les logiciels de cartographie?
Utiliser les autres logiciels?

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Que faire avec internet?

Plusieurs outils et démarches se mêlent dans un projet, mais on peut distinguer 4 types d'activités avec les élèves.

Y trouver de la documentation
Internet peut être utilisé comme un complément à la recherche-papier en salle de documentation sur un sujet traditionnel d'exposé, de TPE, d'ECJS. On rappellera à ce propos la mise en garde de Serge Pouts-Lajus : "internet n'est pas une bibliothèque ni une encyclopédie". On se gardera d'en attendre des informations bien rangées et validées par les "autorités". Serge Pouts-Lajus compare internet davantage à une rue, qui rassemble toute la diversité de la société. Il souligne l'attrait d'internet permettant l'accès direct à l'information plutôt qu'à sa transposition didactique (recherche sur l'Elysée, sur des sites de villes).

Cela dit, l'enseignant pourra conseiller efficacement les élèves  (attention à ne pas croire que les élèves sont "meilleurs" : ils n'ont pas de connaissances ni de réflexion sur les sites pédagogiques) : on trouve quand même énormément de sites utiles, en matière d'histoire (le site sur la Grèce de JF Bradu), de statistiques (Ined.fr pour "tous les pays du monde" datant d'août 2001, Insee.fr Première, recensement insee mal fichu), de journaux, d'encyclopédies en ligne, d'images satellitales, de photos aériennes, de photos, etc.

On trouvera sur Tice-hg.net une sélection de sites présentant des images de paysages, conformément au programme de 6è.
                                                                                    
          (Page complète : se documenter)

Construire un questionnaire de travail
Internet peut être utilisé comme source d'informations multimédia, comme base d'un questionnaire qui en d'autres occasions peut prendre d'autres support comme un film ou un documentaire télévisé, ou encore une sortie dans un musée ou un monument (ou cédérom, plus difficile d'utilisation en groupe et appelé à terme à disparaître…), histoire de varier les approches et les situations d'apprentissage.

Exemples de démarches
Multimania.com : travail de Jean Braunstein en seconde sur Rouen
Tice-hg.net : questionnaire sur le Royaume uni pour un travail en autonomie.
Perso.club-internet.fr : exercice à partir de webcams par Hervé Bois

Exemples de sites intéressants à partir desquels construire un exercice :
Shockymap.com - Tout Paris et sa proche banlieue couverts par des photos aériennes dans lesquelles on peut zoomer (Exemples, Paris, puis appuyer sur le bouton Zoomer).
                                                                                                    
(Page complète : utiliser)

Consulter des exercices interactifs en autonomie
Mieux que sur des cédéroms chers, non réactifs et difficiles à consulter en groupe, internet pourra être le support, à l'avenir, à des exercices interactifs, multimédias, progressifs, adaptés "au programme" que l'élève pourra aborder à son rythme. L'enseignant sera là pour l'aider, le guider, répondre aux questions, faire une première séance préparatoire, une dernière séance de synthèse. Si l'élève est intégré dans un groupe tel que le prône une Marie-Danielle Pierrelée, ce ne sera pas au détriment de sa "sociabilité"…
Ac-poitiers.fr : académie de Poitiers (existe en cédérom) sur la répartition de la population
Ac-rennes.fr : académie de Rennes sur les métropoles européennes
Perso.wanadoo.fr : site d'Eric Dromer sur l'Europe.
                                                                                             (Page complète : utiliser les sites)

Publier et communiquer un projet
Mené avec les élèves sur un sujet qui importe au prof et/ou aux élèves. Les sujets en géographie portent souvent sur des questions d'aménagement local
http://www2.h-net.msu.edu : un projet d'usine d'incinération d'ordures à Vitry, en 1998 (François Jarraud)
http://ambafrance.org : sur le site de Calliopée, avec en plus la dimension d'échange entre plusieurs classes
http://pharouest.ac-rennes.fr : les TPE sur Rennes de Sylviane Tabarly (accès des autres sujets primés à partir du site des Clionautes)

Ou des voyages réalisés avec la classe
Paris.iufm.fr : Julien Maraval l'an dernier en 4è
Mais aussi d'autres sujets
http://pharouest.ac-rennes.fr
: les échanges mondiaux à l'heure de l'OMC par les élèves de terminale de Sylviane Tabarly.

C'est dans ce dernier type de projets qu'on est dans la démarche la plus innovante, internet n'étant d'ailleurs pas l'essentiel.

La pédagogie de projet

Pourquoi?

Le projet donne du sens au travail des élèves. Les élèves relient les disciplines entre elles (les projets sont souvent interdisciplinaires), relient leurs propres préoccupations au savoir savant.

Un projet permet de mettre en œuvre sans douleur des compétences
. des compétences attendues par le système scolaire (recherche documentaire, tri des informations, expression soignée à travers la frappe et la distance qu'elle permet),
. mais également d'autres plus négligées (travail en équipe et travail en autonomie, recherche d'informations en dehors de la structure scolaire par des entretiens ou des enquêtes).

Le choix (d'un sujet) est la base de la motivation des élèves, même si trop d'élèves, moulés dans un système qui prend tout en charge et les rend dociles, ne savent plus ce qui les intéresse vraiment et pourrait les sortir de leur ennui et leur passivité.

Comment?

Quel projet? Un sujet dont on est passionné (meilleur moyen pour que les élèves retiennent quelque chose). Mais aussi, on peut être à l'écoute des sollicitations de l'environnement de l'établissement : exposition, offre de la mairie, autres collègues, concours, voyage et sortie scolaire, demandes des élèves (Tous les pays du monde).

Mais mon programme? On y passera certes un peu moins de temps, en n'abordant que les repères essentiels pour certaines parties. De toutes façons on sait bien que l'élève ne se souvient de presque rien lorsqu'il est en situation passive, et qu'il n'apprend réellement que lorsqu'il est moteur de son apprentissage. L'exhaustivité est illusoire, elle n'est pas payante en matière de mémorisation à long terme.

L'intérêt de l'approche transversale, en "biais". On aura l'impression de trop creuser un aspect des choses (la vie d'un personnage, la vie dans un pays, un problème d'environnement ou d'aménagement) mais cet angle d'approche permettra d'aborder transversalement beaucoup des notions du programme, qui prendront alors sens : c'est d'ailleurs plus difficile à mener lorsqu'on débute dans l'enseignement, qu'on n'a pas encore une connaissance précise des notions du programme et que les études nous ont moulés dans une façon de voir universaliste.

D'ailleurs cette dimension est de plus en plus prise en compte par les nouveautés du système scolaire depuis quelques années : choix (ECJS, TPE, parcours diversifiés), travail sur un projet (TPE), approche des notions par des études de cas permettant d'aborder les notions générales en biais (programmes 2001 de seconde, nouveaux programmes de l'école en HG pour 2002)

Dans quel cadre?

Actuellement le système scolaire est mal prévu pour cette approche : séances de 55 minutes (au mieux), sans salle fixe, enseignement parcellisé entre de nombreux spécialistes, examens prépondérants.

Actuellement comment s'adapter? Quelques heures en classe, en demi-groupe pendant que l'autre groupe travaille au CDI, travail à la maison. En utilisant les nouvelles structures : modules, TPE, parcours diversifiés. En phase de bouclage, les élèves les plus motivés restent entre midi et deux ou après les cours. D'où l'impression de grande dépense d'énergie et de temps par certains enseignants. Peut-être une solution réside-telle dans des structures comme celles proposées par Pierrelée.

Comment faire travailler les élèves?

Le copier-coller et l'impression. Les problèmes posés par la création d'un site sont les mêmes que pour la constitution d'exposés traditionnels : comment éviter que les élèves ne recopient du contenu déjà existant, le copier-coller accélérant grandement ce "défaut" spontané des élèves qui ont ensuite du mal à comprendre l'insatisfaction du professeur face à leur recherche de savoir-savant-proprement-présenté... Cette question renvoie à ce que doit apporter l'école : est-elle un lieu de diffusion 'du' savoir qu'il faudra apprendre par coeur, ou est-elle un endroit où l'élève pourra s'approprier un savoir qu'il se construit lui-même, en s'autorisant à se poser des questions par exemple?

Des solutions
.
Certains enseignants parlent de rewriting, comme dans le monde de l'édition, pour faire prendre conscience de la nécessité de dépasser le copier-coller (ou l'impression) pour adapter son texte à une demande.

. présence attentive de l'enseignant, qui délimite bien le sujet de recherche de chaque élève, qui répartit les tâches en veillant à ce que chacun puisse s'appuyer sur ses points forts, qui aide les élèves à bien mettre en évidence les problématiques.

. Le type de travail joue aussi son rôle : le mieux est que le thème les touche de près, par exemple sur l'histoire locale ou l'aménagement local

. François Jarraud a remarqué que les interviews réalisées par les élèves correspondent à un temps fort : c'est au moment de la préparation de l'entretien que les 'élèves s'engagèrent personnellement à fond dans le projet, mobilisant toute leur intelligence pour imaginer les bonnes questions, c'est-à-dire formuler les problématiques'.

. cahier d'enquête ou livre de bord, sorte de carnet de route que l'élève remplit durant toute l'année avec les informations récoltées (il y colle les photocopies ou les pages web imprimées), avec les séances de réflexion à plusieurs, les notes prises pendant un rendez-vous, pendant une conversation téléphonique etc. Le livre de bord a d'ailleurs été institué dans le cadre des TPE en lycée.

Pourquoi publier le projet sur ...
     internet?
Internet est un support motivant car assez nouveau, car la publication potentiellement "universelle", car l'apparence est propre, colorée, illustrée. Mais l'essentiel du travail se fait en dehors d'internet, un logiciel de traitement de texte étant largement suffisant pour travailler et rédiger.

Le support internet permet de rappeler aux élèves des comportements de politesse, de savoir-vivre : lorsqu'ils soignent un mail pour recevoir de l'information, lorsqu'ils écrivent à des auteurs de site pour leur demander l'autorisation de mettre en ligne un document du site (tout ce qui est en ligne relève du droit d'auteur, même si la grande facilité de copie peut le faire oublier).
                                                                                                      (Page complète : créer)

On peut aussi créer des présentations de type PowerPoint avec les élèves. Avantage : moindre souci concernant les droits des documents, plus grande facilité de création. Inconvénient : ce n'est pas en ligne...
                                                                                            (Page complète : hyperdocument)

Les plus d'internet pour l'enseignant

Se documenter
Rappel de quelques infos
de base. Sur Google.com (sobre, le plus de pages référencées, classées par popularité, mais seulement un tiers ou moins d'internet référencé), les + sont inutiles, ne pas oublier de mettre les expressions entre guillemets!
Pour gérer les favoris : à classer dans des boites, "rendre disponible hors connexion". Si on veut ensuite les retrouver pour les graver par exemple, aller sur son disque dur (C:), Documents and settings, Favoris. Ou utiliser un aspirateur de type Memoweb (Goto.fr), shareware à télécharger (downloader), comme le si pratique Babylon.com.
                                                                                                  (Page complète : démarrer)

Etre au courant
On peut s'abonner (gratuitement) à deux lettres d'information :

- le café pédagogique - Cafepedagogique.net : bulletin bimensuel envoyé par mail (visible aussi en ligne) réalisé par une vingtaine d'enseignants réunis autour de François Jarraud. Le bulletin aborde toutes les matières mais on peut s'abonner seulement à une seule discipline. On peut également s'abonner à un flash quotidien (voir sur le site la colonne de gauche au milieu).

- la Durance - http://pedagogie.ac-aix-marseille.fr/histgeo puis cliquer sur La Durance : bulletin mensuel envoyé par mail (visible aussi en ligne) réalisé par une quinzaine d'enseignants de l'académie d'Aix-Marseille autour de Daniel Dalet et Jean Sérandour.

On peut consulter la chronique de Daniel Letouzey paraissant dans Historiens Géographes sur http://aphgcaen.free.fr/aphgci.htm.

Echanger
On peut s'abonner à la liste h-francais, liste des Clionautes : cette liste de discussion datant de 1996 réunit 1400 enseignants francophones d'histoire géographie, permettant échanges d'informations, mutualisation et discussions de salles des profs. Une quinzaine de messages quotidiens à faire rediriger automatiquement dans une boite dédiée pour ne pas étouffer sous les messages.
Abonnement : http://www2.h-net.msu.edu/~francais
Le site associatif : Clionautes.org

On peut mettre en ligne ses propres travaux. Internet est basé sur le don et le contre-don, pour reprendre l'expression des anthropologues : à force de recevoir, on a envie de donner aussi, de travailler pour le réseau.
                                                                                            (Page complète : communiquer)

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Que faire avec les cédéroms?

Peu utilisables en classe, à part en documentation, où l'élève est conseillé par le prof ou par le documentaliste. Ne serait-ce que car on a rarement 12 ou 15 exemplaires d'un cédérom (sauf si on l'a gravé) (seule exception vue : le nouveau manuel de 6è d'Hatier, cf. S. Bourret) et car les tours en réseau sont lentes.

Vous rencontrerez plutôt le problème d'élèves qui ont imprimé soigneusement une page d'Encarta pour constituer un dossier, sans l'avoir lue évidemment, sans mentionner la source (par eux-mêmes) et qui s'étonnent de leur mauvaise note. Solution : leur proposer de rewriter en plus simple et de façon adaptée au sujet.
                                                                                               (Page complète : cédéroms)

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Quand utiliser les logiciels de cartographie et les SIG?

Une fois dans l'année, en module par exemple, c'est intéressant de faire réfléchir les élèves à des notions typiquement cartographiques : prendre du recul par rapport aux cartes des médias qui explicitent rarement les choix de discrétisation, prendre conscience de la différence entre un chiffre brut et un %, apprendre à créer des cartes lisibles et claires sémiologiquement parlant (dégradés, oppositions, couleurs différentes car types différents, couleur intense pour valeur élevée etc.)

Exemple de Wincarto, de Cartes et croquis.

Qu'est-ce qu'un système d'information géographique?
                                                                                                      (Page complète : cartographie)

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Utiliser les autres logiciels?

Ils peuvent être ponctuellement utiles dans le cadre de projets : par exemple Excel pour transcrire des résultats d'enquêtes en courbes. Excel peut servir également à créer facilement un diagramme climatique (avec la réserve de la double illusion de rendre actifs les élèves et de leur faire faire de la géographie...)
                                                                                                     (Page complète : logiciels)
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(décembre 2001)
claudia@parisbalades.com