|
Utiliser
l'ordinateur avec les élèves, |
|
| ________
Mots-clefs
|
________ Sommaire
Plusieurs outils et démarches se mêlent dans un projet, mais on peut distinguer 4 types d'activités avec les élèves. Y
trouver de la documentation Cela dit, l'enseignant pourra conseiller
efficacement les élèves (attention à ne pas croire que les
élèves sont "meilleurs" : ils n'ont pas de connaissances ni
de réflexion sur les sites pédagogiques) : on trouve quand même
énormément de sites utiles, en matière d'histoire (le site sur
la Grèce
de JF Bradu), de statistiques (Ined.fr
pour "tous les pays du monde" datant d'août 2001, Insee.fr
Première, recensement insee mal fichu), de journaux, d'encyclopédies
en ligne, d'images satellitales, de photos aériennes, de photos, etc. On trouvera
sur Tice-hg.net
une sélection de sites présentant des images de paysages,
conformément au programme de 6è. Construire
un questionnaire de travail Exemples de
démarches Exemples
de sites intéressants à partir
desquels construire un exercice : Consulter
des exercices interactifs en autonomie Publier
et communiquer un projet
Ou
des voyages réalisés avec la
classe C'est dans ce dernier type de projets qu'on est dans la démarche la plus innovante, internet n'étant d'ailleurs pas l'essentiel. Pourquoi? Le projet donne du sens au travail des élèves. Les élèves relient les disciplines entre elles (les projets sont souvent interdisciplinaires), relient leurs propres préoccupations au savoir savant. Un projet permet de
mettre en œuvre sans douleur Le choix (d'un
sujet) est la base de la motivation des élèves, même si trop d'élèves, moulés dans un
système qui prend tout en charge et les rend dociles, ne savent plus ce
qui les intéresse vraiment et pourrait les sortir de leur ennui et leur
passivité. Comment? Quel projet? Mais
mon programme?
On
y passera certes un peu moins de temps, en n'abordant que les repères
essentiels pour certaines parties. De toutes façons on sait bien que
l'élève ne se souvient de presque rien lorsqu'il est en situation
passive, et qu'il n'apprend réellement que lorsqu'il est moteur de son
apprentissage. L'exhaustivité est illusoire, elle n'est pas payante en
matière de mémorisation à long terme. L'intérêt de
l'approche transversale, en "biais". On aura l'impression de trop creuser un aspect des
choses (la vie d'un personnage, la vie dans un pays, un problème
d'environnement ou d'aménagement) mais cet angle d'approche permettra
d'aborder transversalement beaucoup des notions du programme, qui
prendront alors sens : c'est d'ailleurs plus difficile à mener
lorsqu'on débute dans l'enseignement, qu'on n'a pas encore une
connaissance précise des notions du programme et que les études nous
ont moulés dans une façon de voir universaliste. D'ailleurs cette
dimension est de plus en plus prise en compte par les nouveautés du
système scolaire depuis quelques années : choix (ECJS,
TPE, parcours diversifiés), travail sur un projet (TPE),
approche des notions par des études de cas permettant d'aborder les
notions générales en biais (programmes 2001 de seconde, nouveaux
programmes de l'école en HG pour 2002) Dans
quel cadre? Actuellement le
système scolaire est mal prévu pour cette approche : séances
de 55 minutes (au mieux), sans salle fixe, enseignement parcellisé
entre de nombreux spécialistes, examens prépondérants. Actuellement comment
s'adapter? Quelques heures en classe, en demi-groupe pendant que
l'autre groupe travaille au CDI, travail à la maison. En utilisant les
nouvelles structures : modules, TPE, parcours diversifiés. En phase de
bouclage, les élèves les plus motivés restent entre midi et deux ou
après les cours. D'où l'impression de grande dépense d'énergie et de
temps par certains enseignants. Comment
faire travailler les élèves? Le
copier-coller et l'impression. Les problèmes posés par la création d'un site sont les mêmes
que pour la constitution d'exposés traditionnels : comment éviter que les élèves ne recopient du contenu déjà existant, le
copier-coller
accélérant grandement ce "défaut" spontané des élèves
qui ont ensuite du mal à comprendre l'insatisfaction du professeur face
à leur recherche de savoir-savant-proprement-présenté... Cette
question renvoie à ce que doit apporter l'école : est-elle un lieu de
diffusion 'du' savoir qu'il faudra apprendre par coeur, ou
est-elle un endroit où l'élève pourra s'approprier un savoir qu'il se
construit lui-même, en s'autorisant à se poser des questions par
exemple? Des
solutions .
présence
attentive de l'enseignant, qui délimite bien le sujet de recherche de
chaque élève, qui répartit les tâches en veillant à ce que chacun
puisse s'appuyer sur ses points forts, qui aide les élèves à bien
mettre en évidence les problématiques. . Le type
de travail joue aussi son rôle : le mieux est que le thème les touche
de près, par exemple sur l'histoire locale
ou l'aménagement
local .
François Jarraud a remarqué que les interviews réalisées par les élèves correspondent à un
temps fort : c'est au moment de la préparation de l'entretien que les
'élèves s'engagèrent personnellement à fond dans le projet,
mobilisant toute leur intelligence pour imaginer les bonnes questions,
c'est-à-dire formuler les problématiques'. . cahier d'enquête ou
livre de bord, sorte de carnet de route que l'élève remplit durant
toute l'année avec les informations récoltées (il y colle les
photocopies ou les pages web imprimées), avec les séances de
réflexion à plusieurs, les notes prises pendant un rendez-vous,
pendant une conversation téléphonique etc. Le livre de bord a
d'ailleurs été institué dans le cadre des TPE en lycée. Pourquoi
publier le projet sur ... Le support internet
permet de rappeler aux élèves des comportements de politesse,
de savoir-vivre : lorsqu'ils soignent un mail pour recevoir de
l'information, lorsqu'ils écrivent à des auteurs de site pour leur
demander l'autorisation de mettre en ligne un document du site (tout ce
qui est en ligne relève du droit d'auteur, même si la grande facilité
de copie peut le faire oublier). On peut aussi créer
des présentations de type PowerPoint avec les élèves. Avantage
: moindre souci concernant les droits des documents, plus grande
facilité de création. Inconvénient : ce n'est pas en ligne... Les plus d'internet pour l'enseignant Se documenter Etre
au courant Echanger On peut mettre en
ligne ses propres travaux. Internet est basé sur le don et le
contre-don, pour reprendre l'expression des anthropologues : à force de
recevoir, on a envie de donner aussi, de travailler pour le réseau. ________ Peu utilisables en classe, à part en documentation, où l'élève est conseillé par le prof ou par le documentaliste. Ne serait-ce que car on a rarement 12 ou 15 exemplaires d'un cédérom (sauf si on l'a gravé) (seule exception vue : le nouveau manuel de 6è d'Hatier, cf. S. Bourret) et car les tours en réseau sont lentes. Vous rencontrerez
plutôt le problème d'élèves qui ont imprimé soigneusement
une page d'Encarta pour constituer un dossier, sans l'avoir lue
évidemment, sans mentionner la source (par eux-mêmes) et qui
s'étonnent de leur mauvaise note. Solution : leur proposer de rewriter
en plus simple et de façon adaptée au sujet. ________ Quand utiliser les logiciels de cartographie et les SIG? Une fois dans l'année, en module par exemple, c'est intéressant de faire réfléchir les élèves à des notions typiquement cartographiques : prendre du recul par rapport aux cartes des médias qui explicitent rarement les choix de discrétisation, prendre conscience de la différence entre un chiffre brut et un %, apprendre à créer des cartes lisibles et claires sémiologiquement parlant (dégradés, oppositions, couleurs différentes car types différents, couleur intense pour valeur élevée etc.) Exemple de Wincarto, de Cartes et croquis. Qu'est-ce qu'un
système d'information géographique? ________ Utiliser les autres logiciels? Ils peuvent être
ponctuellement utiles dans le cadre de projets : par exemple
Excel pour transcrire des résultats d'enquêtes en courbes. Excel peut
servir également à créer facilement un diagramme climatique (avec la
réserve de la double illusion de rendre actifs les élèves et de leur
faire faire de la géographie...) |
Accueil
(décembre 2001)
claudia@parisbalades.com