| ________
La latitude est la distance en degré entre un point et l'équateur, plus précisément, c'est l'angle que fait la verticale de ce lieu (si on continue le trait vers le centre de la terre) avec le plan de l'équateur. La projection de Lambert est une construction mathématique qui définit le canevas des méridiens et des parallèles (projection conique), qui présente une bonne conservation des formes et des objets, mais pas de leur surface.
Dans le sens courant, échelle peut être parfois remplacée par échelon : à l'échelon local ou petit échelon, au lieu de petite échelle. Attention pour mesurer de longues distances sur une carte à petite échelle. On sait que sur la plupart des planisphères (dans la projection cylindrique, la plus courante), l'échelle n'est valable qu'à l'équateur. Quand on s'en éloigne, les distances sont déformées. La vraie "grande échelle" correspond à l'agrandissement de quelque chose : pas une carte, mais une réalité microscopique agrandie par exemple 10 fois.
|
________ La carte topographique BLA ________ Quelques éléments concernant la carte topo La topographie est le relevé-dessin des lieux (topos graphein en grec)- elle indique les noms de lieux et de fonction (usine, lycée…) - elle résulte de choix qui éliminent les détails pour garder l'essentiel. Ces choix sont rendus lisibles par la légende qui a fait l'objet d'efforts de sémiologie graphique (semeion signe et logie étude), voir plus loin. D'où vient la carte (historique rapide)
La fameuse carte des Cassini (achevée en 1773) a été réalisée dans cette perspective, voir Ign.fr (elle existe désormais en cédérom Cdip.com). La carte d'Etat-major a été réalisée au 19è (1821-1880), voir Ign.fr. On perçoit d'ailleurs des traces de cette origine militaire : certaines installations militaires ne sont pas indiquées (ports et plateau d'Albion en cours de démantèlement), les bois sont figurés avec une grande précision pour le camouflage.
D'où le pamphlet de Yves Lacoste qui avait fait grand bruit en 1975 : La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, mais cette géographie des états-majors militaires et commerciaux a été occultée par la géographie des professeurs, ennuyeuse et sans enjeu. En savoir plus
Quelles
sont les indications données par la carte topo ? Des
repères Les coordonnées géographiques
sur les bords : méridiens par rapport au méridien de Greenwich et
parallèles par rapport à l'équateur qui permettent de préciser la
longitude et la latitude (Les
méridiens et les parallèles sont aussi référencés en grades par
rapport au Méridien de Paris et à l'équateur, voir sur les coins) L'altitude est donnée par
rapport au marégraphe de Marseille (voir Ign.fr
et Ign.fr),
qui mesure le niveau des marées. L'altitude est donnée par des points
cotés et par les courbes de niveau (isohypses)
: toutes les lignes ayant la même altitude sont reliées par des lignes
oranges, chaque courbe étant séparée (équidistante) de 10 m (voire
moins en cas de relief plat, la courbe est alors en pointillé). Pour
que le relief soit rendu de manière plus parlante, les reliefs sont
ombrés, comme si le soleil venait du nord-ouest. Donc les versants
éclairés sur la carte sont ceux du sud-est (auparavant avec la carte
d'État-major au 1/80 000, le relief était rendu par des hachures plus
expressives mais peu précises). L'échelle L'échelle s'exprime sous cette forme de fraction mais aussi sous forme graphique sur un segment qui permet une lecture immédiate (et qui a l'avantage de bouger avec la carte lorsqu'on fait des photocopies en réduction…), mieux adaptée aux élèves de collège. Les
différentes échelles de l'IGN et ce qu'elles apportent Les cartes à petite échelle : 1/ 250 000è, où 1 cm = 2,5 km, série rouge, qui couvre la France en 16 cartes. Rivale de la carte Michelin au 1/200 000è, elle met donc l'accent sur les routes et les lieux touristiques. Elle permet d'appréhender la situation d'un lieu. Les cartes à moyenne échelle Les cartes à grande échelle La
légende
de ce qu'on trouve sur la carte Les indications données par les couleurs Les indications données par les formes
(morphologie) Symboles ponctuels, formés de signes suggestifs. On observe beaucoup de détails pour les formes d'églises, pour le patrimoine ancien, car il est censé être plus pérenne, souvent protégé. On trouve néanmoins mention de réservoirs d'hydrocarbure, de gaz, des hauts fourneaux, pylône, carrière et mine ("excavation souterraine"), plus utiles pour analyser la vie économique de la carte. On constate enfin des mentions touristiques : point de vue, camping, refuge, terrain de tennis.
Les voies de communication : la carte topographique est très claire pour leur implantation, leur utilité en lien avec la viabilité (de via, état d'un chemin où l'on peut circuler), mais on ne voit pas… le trafic. L'utilisation agricole du sol . La forme des champs donne une idée du type de culture (mais ça ne correspond pas au cadastre, beaucoup plus précis ; donc on n'est pas tout à fait sur si c'est une zone ou les exploitations sont très étendues ou pas). Les autres activités économiques. On voit les réservoirs d'hydrocarbure, de gaz, des hauts fourneaux, pylône, carrière et mine ("excavation souterraine"). La carte donne mention des usines, des zones industrielles (mais on ne sait pas quoi en général, sauf lorsque c'est une installation très grande). On voit les "centres commerciaux", mais on doit supposer le centre ville à dominante commerciale à partir de ce qu'on sait. Pour les bureaux, rien n'est indiqué (même pas que ce sont des bureaux). L'habitat. La carte indique en zones grisées les constructions denses, le reste étant figuré ponctuellement en noir, mais sans autre indication que l'emplacement et la forme vue d'en haut. Cependant, celle-ci n'indique pas la hauteur, on peut juste la deviner à partir de la forme (avec risque d'erreur si on confond une grande maison avec une tour, mais une certaine habitude permet de ne pas trop se tromper, car la maison sera entourée d'autres maisons de manière irrégulière, tandis que le quartier de la tour aura un plan régulier). Du coup, on apprend à reconnaître l'habitat individuel (plein de petits points) et le collectif, à repérer les différents types de quartiers (quartier de centre ville, de banlieue) simplement avec la forme et l'emplacement. A la campagne, on voit très bien où sont les maisons (habitat dispersé, groupé, hameaux…), mais ce n'est pas forcément significatif de la modernité de l'agriculture car l'habitat ne bouge que très lentement, même s'il est inadapté aux nouveaux modes d'exploitation de l'agriculture (les fermes abandonnées et transformées en remises ou en gîtes ruraux ne se voient pas forcément). Autres informations dérivées L'histoire
du peuplement par la toponymie La densité Grâce au carroyage (de largeur 1 km) on peut calculer facilement la superficie 26 km² x 19 km² = 494 km² d'une carte au 1/50 000è. On peut voir le nombre d'habitants, indiqué en milliers. Il suffit ensuite de faire une règle de trois pour obtenir le nombre d'habitants par km². Ce
que la carte ne montre pas En conséquence de quoi, lors de l'étude concrète d'un endroit, on peut/doit éclairer la carte par d'autres documents et par d'autres sources de connaissance (statistique, entretiens). On peut aussi utiliser d'autres cartes, plus anciennes, à d'autres échelles.
Papier Web et cédérom On trouvera ponctuellement des cartes topographiques dans les travaux de SIG dont nous reparlerons plus loin, comme par exemple Strasbourg, Montpellier (page en cours de réactualisation). Les cédéroms disponibles portent sur les cartes de Cassini et les cartes actuelles au 1/25 000è : Ign.fr
Paris et Ile-de-France Les
cédéroms
Etats-Unis
Exemples d'utilisation en classe Dans le programme En sixième en géographie II.
LES GRANDS TYPES DE PAYSAGES (18 à 21 heures) En sixième en éducation civique III
- RESPONSABILITÉ VIS-À-VIS DU CADRE DE VIE ET DE L'ENVIRONNEMENT En quatrième en géographie II.
LA FRANCE (16 à 19 heures) Exemple de séquence en 6è / 4è On peut faire travailler les élèves sur la carte topographique de leur commune ou quartier, par deux sur une carte (même si les couleurs de la carte topo contribuent à la rendre très lisible, une photocopie d'une carte topographique reste très acceptable). Pour une classe vive (ou en rappel en 4è, en association avec la révision des fractions faite par le prof de maths), on peut prévoir une heure pour un exercice sur les échelles, à partir de la carte topographique de leur quartier / commune, en les faisant travailler sur la photocopie (en A4 ou A3 agrandi) de la carte. C'est l'occasion de leur montrer le même lieu sur des cartes à différentes échelles (ce qui permettra également de le situer). Je crois inutile d'aborder l'ambiguïté des termes petite et grande échelle en collège. Pour la séance suivante, on ouvre la carte sur la table (à moitié cela vaut parfois mieux), on réfléchit ensemble à ce qu'on y voit, aux points de repères. On peut demander "ce qui manque" pour montrer que ce qu'on trouve à tel et tel endroit résulte de choix. L'enseignant canalise les idées qui aboutissent à la légende d'un croquis d'interprétation. On réfléchit ensemble aux couleurs à donner à chaque élément de la légende (qu'on peut distribuer). Puis les élèves dessinent ce croquis sur un calque à partir de la carte, en suivant quelques conseils de l'enseignant, à savoir : commencer par les grandes voies de communication, les grands repères, le nom des quartiers / communes. Dessiner les zones par aplats, par les contours, ne pas essayer de reproduire fidèlement la forme de chaque immeuble (les élèves ont beaucoup de mal à transcender les détails pour aller à l'essentiel). Pour une carte comme Paris assez uniforme en son centre, il peut être utile de faire travailler les élèves sur l'arrondissement prolongé de la banlieue plus variée. On peut également faire un travail sur carte après une sortie (exemples témoignés : travail sur la carte de Chantilly sur l'organisation de l'espace avec le trajet, sur la façon de représenter les pentes -on descend, comment le voit-on sur la carte? comment on représente un creux, une butte?-, course d'orientation avec le prof d'EPS). Si la fouille du cabinet d'histoire a révélé la présence de cartes un peu anciennes, un travail de comparaison de l'urbanisation sera très intéressant. L'enseignant peut montrer l'équivalent sur transparent s'il a pu photocopier la carte sur un transparent, qui sera couvert d'un autre transparent pour le croquis. Mais ça aide déjà beaucoup les élèves de leur montrer le (début du) croquis en train de se faire. Je crois qu'en collège il faut éviter de leur montrer une carte topo d'un endroit qu'ils ne connaissent pas, le degré d'abstraction est trop difficile. En revanche, on peut penser à la carte topographique lorsqu'on part en séjour ailleurs. ________ |
Accueil
mise à jour décembre 2003