Populations urbaines et populations rurales : compléments

Avant la transition démographique, il y avait même un net différentiel de mortalité entre villes et campagnes : la promiscuité de la ville engendrait une mortalité (endémique) urbaine supérieure à celle des campagnes, la population étant renouvelée par le flot des nouveaux venus des campagnes…

Ça se traduit dans le vocabulaire  : on parle d'urbain, urbanité / vilain, de la villa, la ferme des romains qui a donné village

(inversement une petite commune de banlieue de moins de 2000 habitants mais proche -moins de 200 m- des autres villes de banlieue, est considérée comme une ville)

(et surtout en GB et Londres, 1ère ville du monde pendant tout le 19è s, la GB a eu un taux de citadins aussi nombreux que les ruraux en 1848) (1930 en France)

(exception de l'Afrique du sud où 62 % d'urbains d'après l'ONU mais moins dans la carte de Moriconi-Ebrard  : en fait on ne sait pas comment classer les énormes homelands établis aux points de départ des navettes de travail vers les villes blanches, grandes cité dortoirs)

(Le Japon et certains petits pays ont achevé leur transition démographique et leur urbanisation : Singapour, Hong Kong, Macao (= villes-Etats), Corée du sud, Taiwan) (ils connaissent un "type" de pays développé, mais ça ne concerne pas une forte population).

(= SMSA aux Etats-Unis = standard metropolitan statistical areas)

Compléments chiffrés de Christaller. Il y a emboîtement des aires d'influence des villes en fonction des services qu'elles offrent  : un seul sommet, 3 pôles moyens, 9 petites villes, 27 gros bourgs et 81 villages. La population augmente bien sur d'un niveau à l'autre, ainsi que la distance entre centre (d'autant plus distants qu'on s'élève dans la hiérarchie). Christaller donne un coefficient de variation de 3 pour aller d'un niveau à l'autre  : le nombre de places est 3 fois moins élevé, la population (de l'aire d'influence) est 3 fois plus grande (et l'espacement s'accroît de racine de 3. Evidemment comme c'est une théorie, elle ne prend pas en compte les variations dues au relief, aux axes de communication, aux facteurs historiques ou religieux qui ont favorisé certaines villes.